Plan d’urgence ferroviaire : 5 mesures pour sauver le rail

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Plan d’urgence ferroviaire : 5 mesures pour sauver le rail

Le plan d’urgence ferroviaire réclamé par l’association Le Train 634269 vise à protéger les lignes de desserte fine, accélérer la rénovation du réseau et rétablir les liaisons interrompues. Son président, Pierre-Olivier Messner, alerte sur la situation des territoires ruraux et sur l’avenir de la ligne Clermont-Ferrand-Saint-Étienne.

Plan d’urgence ferroviaire : ce qu’il faut retenir

    • Le collectif La Colère des Sans Trains rassemble 46 organisations de défense du ferroviaire en France.
    • L’association Le Train 634269 milite pour la réouverture du tronçon Thiers-Boën, suspendu depuis 2016 sur 48 kilomètres.
    • Le projet de loi-cadre relatif au développement des transports a été adopté par le Sénat le 28 avril 2026, puis examiné en commission à l’Assemblée nationale fin juin et début juillet.
    • Les associations demandent des mesures immédiates pour les lignes de desserte fine et l’adaptation du réseau au changement climatique.
    • Pierre-Olivier Messner défend un effort supplémentaire d’environ 1,5 milliard d’euros par an pour la régénération et la modernisation du réseau.

Réponse directe : le plan d’urgence ferroviaire proposé repose sur cinq priorités : sécuriser les lignes existantes, accélérer les travaux, protéger les dessertes rurales, adapter les infrastructures au climat et garantir un financement national durable.

Le Train 634269 défend la liaison Clermont-Ferrand-Saint-Étienne

Question : avant d’aborder les revendications du collectif, pouvez-vous présenter l’association Le Train 634269 ?

Pierre-Olivier Messner : je préside l’association Le Train 634269, qui milite depuis plusieurs années pour la réouverture complète de la ligne Clermont-Ferrand-Saint-Étienne. Notre action se concentre notamment sur le tronçon Thiers-Boën, suspendu depuis 2016.

Cette liaison est emblématique de ce qui arrive à de nombreuses lignes transversales françaises. Elles ne relient pas directement Paris ou une grande métropole nationale. Elles sont donc souvent considérées comme secondaires, alors qu’elles structurent la vie quotidienne de milliers d’habitants.

Notre association appartient au collectif national La Colère des Sans Trains. Il réunit aujourd’hui 46 organisations. Nous nous mobilisons sur le terrain contre les fermetures de lignes et nous interpellons les responsables politiques pour obtenir des décisions concrètes.

La réouverture de cette liaison permettrait de reconnecter Clermont-Ferrand, Thiers, Boën-sur-Lignon et Saint-Étienne. Elle offrirait aussi une alternative aux déplacements routiers entre l’Auvergne et la Loire.

Pour suivre ce dossier, consultez la page consacrée à la ligne Clermont-Ferrand-Saint-Étienne.

Pourquoi le réseau ferroviaire français inquiète les associations

Question : quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’état du réseau ferroviaire français ?

Pierre-Olivier Messner : nous assistons depuis plusieurs décennies à un abandon progressif de certaines lignes de desserte fine du territoire. Les axes qui ne relient pas directement Paris ou les plus grandes villes supportent une part importante de cette dégradation.

Le Massif central reste particulièrement touché. Le discours public repose encore trop souvent sur la seule rentabilité économique. On explique qu’une ligne transporte trop peu de voyageurs ou qu’elle coûte trop cher à entretenir.

Mais le rôle du train ne peut pas être réduit à un bilan comptable. Une liaison ferroviaire assure aussi l’accès aux études, à l’emploi, aux soins et aux services publics. Elle contribue à la cohésion territoriale et réduit la dépendance à la voiture.

Les comparaisons européennes alimentent aussi le débat. Selon le classement 2025 publié par Allianz pro Schiene à partir des données de SCI Verkehr, la France aurait investi 70 euros par habitant dans son infrastructure ferroviaire, contre 209 euros au Royaume-Uni et 222 euros en Allemagne.

Le vieillissement reste également préoccupant. Les données de l’Autorité de régulation des transports situent l’âge moyen des voies du réseau ferré national à 27,9 ans fin 2024. Pour les lignes de desserte fine, des documents budgétaires indiquent un âge moyen des rails de 47 ans, contre 24 ans sur le réseau structurant.

Le risque est de repousser les travaux jusqu’au moment où les limitations de vitesse, les interruptions ou les suspensions deviennent inévitables. Une politique de régénération régulière coûte pourtant moins cher qu’une reconstruction après plusieurs années d’abandon.

Une loi-cadre sur les transports jugée insuffisante à court terme

Question : où en est la loi-cadre relative au développement des transports et pourquoi inquiète-t-elle votre association ?

Pierre-Olivier Messner : le Sénat a adopté le projet de loi-cadre le 28 avril 2026. Le texte a ensuite été transmis à l’Assemblée nationale. Il a été examiné en commission fin juin et début juillet, mais nous attendons toujours des réponses rapides pour les lignes menacées.

Le problème principal est le calendrier. Les besoins existent aujourd’hui. Des usagers sont déjà privés de train et dépendent de leur voiture ou de dessertes routières qui ne répondent pas toujours à leurs contraintes.

Nous craignons aussi que les responsabilités financières soient davantage transférées vers les régions sans ressources suffisantes. L’État, SNCF Réseau et les collectivités se renvoient trop souvent la responsabilité des investissements.

Sur la ligne Clermont-Ferrand-Saint-Étienne, la section Thiers-Boën représente 48 kilomètres suspendus sur un axe total d’environ 145 kilomètres. Cette interruption coupe une liaison transversale entre deux grandes agglomérations de la région.

Le dossier sur la loi-cadre des transports 2026 doit donc être suivi jusqu’à l’examen en séance publique et à l’adoption définitive du texte.

Consulter le dossier législatif officiel de l’Assemblée nationale.

Route, cars et avion : le collectif demande un rééquilibrage

Question : vous dénoncez des politiques qui privilégient le modèle « avion et route ». Sur quoi fondez-vous cette critique ?

Pierre-Olivier Messner : les investissements routiers se poursuivent alors que les financements ferroviaires sont régulièrement différés. Le collectif ne demande pas la disparition de la route. Il réclame un rééquilibrage des politiques publiques.

Dans plusieurs territoires, les trains suspendus sont remplacés progressivement par des cars. Cette solution peut répondre à une urgence, mais elle ne remplace pas toujours une liaison ferroviaire en matière de temps de parcours, de capacité, de confort ou d’attractivité.

Nous observons aussi le maintien de certaines dessertes aériennes soutenues par des financements publics. La liaison entre Le Puy-en-Velay et Paris a notamment été critiquée pour sa faible fréquentation.

Nous ne sommes pas opposés par principe à l’avion. Mais lorsqu’une alternative ferroviaire crédible peut être construite, il faut comparer honnêtement les coûts, les usages, les émissions et l’impact sur le désenclavement.

Le ferroviaire doit redevenir une composante centrale de l’aménagement du territoire, particulièrement dans les zones où la voiture représente aujourd’hui la seule option réellement disponible.

Les 5 mesures du plan d’urgence ferroviaire

Question : quelles décisions devraient être prises immédiatement ?

Pierre-Olivier Messner : nous demandons un plan d’urgence ferroviaire pour les lignes de desserte fine et pour l’adaptation des infrastructures aux conséquences du changement climatique. Il faut arrêter de repousser l’essentiel des investissements à 2028.

Mesure Objectif Effet attendu
Financement supplémentaire Mobiliser environ 1,5 milliard d’euros de plus par an Accélérer la régénération et la modernisation
Protection des lignes existantes Éviter les fermetures et déclassements Maintenir la continuité territoriale
Travaux sur les dessertes fines Renouveler voies, ouvrages et signalisation Réduire les suspensions et ralentissements
Adaptation climatique Préparer le réseau aux chaleurs, inondations et mouvements de terrain Améliorer la résilience des infrastructures
Programmation nationale Clarifier les responsabilités de l’État, des régions et de SNCF Réseau Donner de la visibilité aux projets

Le montant de 1,5 milliard d’euros supplémentaires par an correspond aussi à la hausse annoncée pour la régénération et la modernisation du réseau à partir de 2028. Les associations demandent que l’effort commence plus tôt et qu’il bénéficie réellement aux lignes menacées.

Un tel plan devrait intégrer les petites lignes ferroviaires en France, mais aussi les axes structurants dont la dégradation peut affecter des milliers de voyageurs.

Pourquoi les décisions ferroviaires prennent-elles autant de temps ?

Question : comment expliquez-vous que la situation se soit autant dégradée ?

Pierre-Olivier Messner : le temps ferroviaire est long. Les études, les financements, les appels d’offres et les travaux s’étalent sur plusieurs années. Le temps politique fonctionne souvent à l’échelle d’un mandat et avec une logique budgétaire de court terme.

On préfère parfois différer une dépense plutôt que lancer un programme de régénération ambitieux. Pourtant, chaque report augmente le coût futur et fragilise un peu plus la ligne concernée.

L’ouverture à la concurrence a également complexifié l’organisation du système. Plusieurs opérateurs peuvent circuler sur un réseau géré principalement par SNCF Réseau. Pour les petites lignes, cette organisation ne résout pas automatiquement la question du financement de l’infrastructure.

L’enjeu reste l’égalité d’accès. Les habitants des territoires ruraux ne devraient pas être condamnés à la voiture parce que leur ligne n’entre pas dans les priorités nationales immédiates.

La ligne Thiers-Boën comme symbole d’une urgence nationale

La mobilisation autour de Clermont-Ferrand-Saint-Étienne dépasse la seule question régionale. Elle illustre les difficultés rencontrées par de nombreuses liaisons transversales françaises.

Depuis 2016, la suspension du tronçon Thiers-Boën empêche une continuité ferroviaire directe entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne par cet axe. L’association Le Train 634269 défend sa préservation et sa réouverture complète.

Le collectif La Colère des Sans Trains demande de son côté que les mesures d’urgence soient intégrées aux décisions nationales. Son communiqué du 11 juillet 2026 insiste sur l’absence de réponses immédiates pour les territoires ruraux et les lignes de desserte fine.

Découvrir l’association Le Train 634269 et suivre le collectif La Colère des Sans Trains.

Questions fréquentes sur le plan d’urgence ferroviaire

Qu’est-ce qu’une ligne de desserte fine du territoire ?

Il s’agit généralement d’une ligne régionale moins fréquentée que les grands axes, mais essentielle aux déplacements locaux. Ces lignes relient des villes moyennes, des bassins d’emploi et des territoires ruraux.

Pourquoi la ligne Clermont-Ferrand-Saint-Étienne est-elle interrompue ?

Le tronçon de 48 kilomètres entre Thiers et Boën-sur-Lignon est suspendu depuis 2016. L’association Le Train 634269 attribue cette situation au mauvais état de la voie et au report des investissements nécessaires.

La loi-cadre sur les transports est-elle adoptée ?

Non, pas définitivement au 6 août 2026. Le Sénat l’a adoptée le 28 avril 2026. Le texte a ensuite été examiné en commission à l’Assemblée nationale, mais le dossier officiel ne mentionne pas encore son adoption finale.

Combien coûterait le plan d’urgence ferroviaire ?

Pierre-Olivier Messner avance un besoin d’environ 1,5 milliard d’euros supplémentaires par an. Cette somme viserait la régénération, la modernisation et l’adaptation climatique du réseau.

Pourquoi maintenir des petites lignes peu fréquentées ?

Leur utilité ne se limite pas au nombre de billets vendus. Elles participent à l’accès aux services, à l’emploi, aux études et aux soins, tout en offrant une alternative à la voiture.

Un plan d’urgence ferroviaire avant de nouvelles fermetures

Pour l’association Le Train 634269, l’urgence consiste à agir avant que la dégradation ne rende les travaux plus longs et plus coûteux. La protection des lignes existantes doit aller de pair avec une programmation nationale claire.

Le plan d’urgence ferroviaire demandé par Pierre-Olivier Messner ne vise pas uniquement la réouverture de Thiers-Boën. Il porte une revendication plus large : maintenir un réseau accessible, résilient et capable de relier les territoires éloignés des grands axes.

La future loi-cadre peut fixer une direction. Les associations attendent désormais un calendrier, des financements identifiés et des décisions applicables avant 2028.

𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹 𝟰𝟮𝗧𝗩 : Rail en péril : La ligne Saint-Étienne-Clermont au cœur de la fronde sénatoriale

Ce 14 avril 2026, le collectif « La Colère des Sans Trains » porte ses 23 amendements au Sénat. Regroupant 40 organisations, il exige une refonte de la loi-cadre des transports pour stopper la dégradation du rail. Ce front uni dénonce le manque de planification financière et réclame un engagement d’urgence pour sécuriser le réseau national d’ici 2031, garantissant ainsi une mobilité équitable et résiliente pour chaque citoyen.
Au cœur de cette offensive, l’association Le Train 634269 milite pour la réouverture complète de la ligne Saint-Étienne-Clermont-Ferrand. Elle se bat spécifiquement pour le tronçon Boën-Thiers, dont la fermeture actuelle crée une fracture territoriale majeure. Pour ces défenseurs, il est impératif d’offrir une alternative ferroviaire viable à l’autoroute A89 afin de désenclaver les populations du Forez et du Livradois-Forez, tout en répondant à l’urgence écologique.
Ce combat s’incarne dans la Proposition n°2 demandant un plan national de sauvegarde des lignes de proximité. En impliquant des militants, le collectif refuse que l’État abandonne ces dessertes fines. L’objectif est clair : imposer une solidarité nationale et une transparence financière pour que le train redevienne le moteur social indispensable à la vie et à l’économie de nos territoires.

📺 Extrait du JT de France 3 Auvergne – 14 avril « Cette loi-cadre est une coquille vide »

« Cette loi-cadre est une coquille vide », alerte Marc Gouttebroze, porte-parole du collectif Aurail.
🚆 À la veille de l’examen au Sénat, dès le 15 avril, du projet de loi-cadre sur les transports — avant son arrivée au Parlement en juin — le constat est préoccupant : malgré les annonces, les lignes structurantes et le rail du quotidien restent largement oubliés, notamment sur la question essentielle des financements.
Partout en France, les mêmes réalités : 👉 lignes fermées ou menacées 👉 dessertes insuffisantes 👉 usagers laissés sans solutions fiables
📢 Avec le collectif La Colère des Sans Trains, nous refusons une loi qui resterait une coquille vide. Nous portons 24 amendements concrets pour un véritable plan rail : 👉 maintien et réouverture des lignes 👉 renforcement des liaisons du quotidien et transversales 👉 développement des trains de nuit 👉 tarification accessible 👉 engagements financiers clairs et à la hauteur des enjeux
🌍 Dans un contexte de transition écologique et d’égalité des territoires, le train ne peut pas être une variable d’ajustement. Pas de petites lignes, pas de petites gens.
💪 La mobilisation continue pour un rail utile, accessible et ambitieu

Le SERM doit vivre : appel à l’État et à la Région

TL7 couvre notre mobilisation du 8 novembre

Retrouvons la ligne Clermont-Ferrand – Saint Etienne

RETOUR SUR NOTRE PARTICIPATION A L’ÉMISSION “L’INVITÉ ACTU AUVERGNE” SUR RCF PUY-DE-DOME 📻 | @Pannekouckefabr @aurail @AndreChassaigne @NicolasBonnet63 @Aguilera_Fred #reouverture #ThiersBoën @Fede_SUD_Rail @RailSud @udcgt42 @unsa_42 @cfdtcheminots

Le 12 décembre dernier, nous avons eu l’honneur d’être invités à l’émission “L’invité actu Auvergne” pour parler d’un sujet crucial : les petites lignes ferroviaires 🚉. Cette émission, diffusée en direct depuis l’Hôtellerie de la Gare à Thiers, s’est penchée sur une question essentielle : voyageurs et fret, ces lignes ont-elles un avenir en Auvergne ? 🌄

💬 Un débat ouvert en Livradois-Forez

Le Livradois-Forez, région emblématique des problématiques actuelles autour des mobilités, a servi de cadre à un échange riche et animé. Où en sommes-nous aujourd’hui sur ces petites lignes ? Quelles perspectives pour demain ? Ces questions ont structuré le débat.

👥 Un plateau d’intervenants divers et variés.

Pour nourrir la discussion, plusieurs intervenants de premier plan étaient présents :

    • Karine Legrand et Jean-François Martin, membres du conseil d’administration de l’association LeTrain634269 🚂
    • André Chassaigne, député de la 6ᵉ circonscription du Puy-de-Dôme 🏛️
    • Frédéric Aguilera, vice-président délégué au transport de la région Auvergne Rhône-Alpes 🚗
    • Michael Jardin, Directeur Général de l’entreprise Celta à Courpière ⚙️
    • Anthony Prat, porte-parole de la CGT Cheminots Auvergne Nivernais

🎙️ Une émission à écouter en replay

Vous avez manqué ce rendez-vous ? Pas de souci ! Vous pouvez réécouter le podcast pour plonger dans le cœur de ces échanges passionnants. 🎧

👉 Rendez-vous également  sur le site de RCF Puy-de-Dôme pour en savoir plus !

Le train, colonne vertébrale des mobilités, puissant vecteur d’aménagement du territoire entre 3 grandes métropoles de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et levier incontournable de la transition écologique et sociale


Le train, colonne vertébrale des mobilités, puissant vecteur d’aménagement du territoire entre 3 grandes métropoles de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et levier incontournable de la transition écologique et sociale.

Mobilisons-nous toutes et tous pour réparer en urgence la plus consternante et absurde suspension ferroviaire française de ce début de 21ème siècle entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne, les deux seules métropoles françaises qui ne sont pas reliées entre elles.

Réparons cette fracture territoriale et sociale à l’heure où l’urgence climatique et la complémentarité des bassins de vie sont au cœur des préoccupations de chacun.

Cette véritable colonne vertébrale des mobilités bas carbone doit être au service d’une équité territoriale digne et durable au cœur de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour 1 million d’habitants.

Nous vous remercions pour votre soutien et votre engagement !

Grâce à vous, nous avançons au service des territoires.

L’équipe Letrain634269


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7joursaclermont.fr : Association LeTrain634269, l’autre bataille du rail | @tikographie @7JoursClermont @Pannekouckefabr @aurail @AndreChassaigne @NicolasBonnet63 @Aguilera_Fred @Orbimob #reouverture #ThiersBoën @SteMetropole @ClermontFd @ClrmntMetropole

Notre confrère Tikographie, média associatif consacré à la résilience territoriale a récemment organisé une rencontre sur la problématique du transport ferroviaire sur le territoire. À cette occasion l’association LeTrain634269 a présenté les actions qu’elle mène pour la réouverture du tronçon Thiers-Boën qui coupe la ligne Clermont-Saint-Étienne en deux


 

 

Clermont-Ferrand – Saint-Étienne : vers la réouverture d’une ligne ferroviaire stratégique ? | @le_Parisien @Pannekouckefabr @laurentwauquiez @JPFarandou @AndreChassaigne @JPIerre_Taite @Aguilera_Fred @SNCFReseau @BeatriceLeloup #reouverture #ThiersBoën @durovray @auvergnerhalpes @SNCFTERAURA

Depuis Clermont, le train a pour terminus la gare de Thiers. Le collectif LeTrain 634269 se mobilise pour la réouverture de la ligne permettant de rejoindre Saint-Etienne. DR

Pierre-Olivier Messner, coprésident de l’association LeTrain634269, souligne l’importance de la réouverture de la ligne ferroviaire entre Thiers et Boën-sur-Lignon, suspendue depuis 2016. Il estime que cette liaison est essentielle pour un million d’habitants, offrant une alternative plus confortable aux autocars actuellement utilisés. La région Auvergne-Rhône-Alpes et l’État sont appelés à soutenir ce projet, qui relierait directement Clermont-Ferrand et Saint-Étienne, deux grandes villes qui, contrairement aux autres en France, ne sont pas connectées par le train malgré des conditions routières difficiles en hiver.

Le sénateur Pierre-Jean Rochette a interpellé le président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, qui a confirmé que des fonds sont disponibles pour des travaux, sous réserve d’un accord de financement avec la région. La question des petites lignes, notamment celle de Thiers-Boën, est également revenue au conseil régional, où Frédéric Aguilera a évoqué des investissements dans les TER et les nouveaux services express régionaux, tout en restant prudent sur les petites lignes déjà fermées.

Source :  Par Stéphane Frachet  – Le 15 octobre 2024 à 11h16

Le relais du rail :

Le chaînon manquant Thiers-Boën sur la ligne SNCF Clermont-Saint-Etienne, un article dans le Club de Mediapart | @Pannekouckefabr @laurentwauquiez #reouverture #ThiersBoën @durovray @auvergnerhalpes @saint_etienne_ @ClermontFd @ClrmntMetropole @villedethiers @Ville de Boën @mairienoiretable

L’événement du 5 octobre a mis en lumière l’importance de se pencher sur la question du chaînon manquant entre Thiers et Boën, un tronçon suspendu à la circulation sur la ligne SNCF Clermont-Ferrand – Saint-Étienne. Il s’agit de comprendre les enjeux qui entourent cette coupure, les raisons de son abandon progressif, ainsi que d’identifier les responsabilités afin de pouvoir récupérer cette voie, scindée en deux depuis 2016, et la rénover.

L’association « Letrain634269 » appelle chacun à prendre ses responsabilités face à cette situation. Pour Le Club de Mediapart, le journaliste Georges André a rédigé un article remarquable qui met en lumière les enjeux liés à ce chaînon manquant sur la ligne Clermont-Ferrand – Saint-Étienne.

Cet article, très bien documenté et sans doute l’un des plus complets à ce jour, est à retrouver ici :

Lors de l’opération « Le Relais du Rail », Georges André nous a accompagnés toute la journée. Retrouvez également son portfolio qui illustre l’aventure des cyclistes ayant relié Thiers à Boën le 5 octobre :

Le train, colonne vertébrale des mobilités, puissant vecteur d’aménagement du territoire entre 3 grandes métropoles de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et levier incontournable de la transition écologique et sociale